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03/09/2017

Malbosc - Le marché transféré place Saint Fiacre mercredi 13 septembre

Les commerçants du marché ne cachent pas leur satisfaction du nouvel emplacement aménagé pour les accueillir. D’une même voix ils se félicitent de la qualité de son aménagement (arbustes, bacs à fleurs, poubelles…). Ils soulignent aussi le fait que ce transfert rend leurs étals visibles du tramway. Autant de facteurs qui auront une incidence sur sa fréquentation d’autant que la capacité d’accueil des commerces est plus importante. Jusqu’alors ils étaient tout juste une dizaine avec un turn-over important, leur nombre devrait passer dans un premier temps à une douzaine, voire davantage.

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Un chantier différé de 30 mois

Le compte à rebours interminable de l’aménagement de l’entrée. Cette dernière pierre à l’aménagement de l’entrée phare du quartier était attendue des Malbosciens depuis bien longtemps. Le projet annoncé dès 2009 lors de l’inauguration de la Maison pour Tous Rosa Lee Parks, décline ainsi sa programmation : construction d’un bureau de poste dès 2013 pour une ouverture en septembre 2014. Il sera inauguré en avril 2016. Parallèlement l’aménagement de la Place Saint Fiacre et le déplacement du marché sont programmés pour une mise à disposition au 1er trimestre 2015. Ce sera fait à la mi septembre 2017.

L’ombrière oubliée ?

Il faut cependant noter l’absence à ce jour de l’ombrière de 400 m2 pourtant programmée dans le projet (ci-dessous) et déjà évoquée lors de l’inauguration de la MpT.

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« La maison pour tous Rosa-Lee Parks vient marquer l’entrée du quartier Malbosc, dont elle constitue l’une des dernières réalisations. Conçue par le service architecture de la Ville, elle s’inscrit dans la trame tracée par l’architecte en chef de la ZAC, François Kern. Il a lui-même dessiné l’ombrière monumentale qui coiffe l’édifice, et qui trouvera son symétrique de l’autre côté de la place centrale. » (Moniteur N° 5539 du 22/01/2010).

Une MpT amputée depuis bientôt 3 ans de la moitié de ses locaux suite aux inondations, et bien à la peine aujourd’hui. l’on ne sait encore rien de son devenir.

09/08/2017

Cévennes - Obsèques de Jean-Pierre Fredouille fondateur de CEVEN* : le souci du bien commun chevillé au cœur

 *Petite rétrospective d’articles publiés par Midi Libre et non insérés sur le blog Malbosc-Euromédecine

 Les obsèques de Jean-Pierre Fredouille ont été organisées par sa famille en présence d’une foule d’amis ce mercredi 19 avril 2017 en l’église Saint-Esprit. Homme de Foi il s’est investit dans les taches pastorales de sa paroisse. Il a aussi grandement contribué avec d’autres bénévoles a édifié le presbytère puis la Maison Marcel Collo. Une cérémonie fraternelle et amicale qui s’est terminée par le témoignage de François Gaubert évoquant « l’action de Jean-Pierre à la tête de CEVEN*, trente années de dévouement à la cause publique ».

association Cévennes,Jean-Pierre Fredouille,François Gaubert,

Jean-Pierre Fredouille, toute une vie

le souci du bien commun chevillé au cœur

En quelques mots tout simples il retracé le parcours militant de Jean-Pierre Fredouille sur trois axes indissociables. « Homme de conviction : tu étais celui du tout, du maximum, de ne rien céder. Pour toi, tout était lié : le développement, l’environnement, l’aspect social et culturel, la Foi en l’Homme et en Dieu. Homme de confiance : ta parole donnée était une règle intangible et l’amitié la clé de voûte de toute action. Homme de combat : tu étais tenace, pugnace, perfectionniste, travailleur inlassable et désintéressé ».

Un environnement marqué de son empreinte

Toujours soucieux de l’environnement et de la qualité de vie les bénévoles de l’association Ceven y ont œuvré plus de 30 ans durant. A ce titre ils se sont intéressés très tôt à la préservation de l’aqueduc Saint Clément. Jean-Pierre Fredouille s’y est naturellement investi. François Gaubert l’a rappelé . « Et puis tu as eu l’idée folle d’établir un chemin piétonnier sur les 8 km reliant le centre de Montpellier à la source du Lez en suivant l’aqueduc de Pitot. Ce fut le poin d’orgue de ton engagement ». Il s’est traduit par une série d’initiatives : débroussaillage, recherches historiques, réunions de deux associations amies, adjonction d’organismes en charge de jeunes en réinsertion*, organisation des journées du patrimoine, de promenasdes commentées, co-auteur de deux livres sur l’aqueduc….

« Que ce soit dans le quartier, mais aussi à Saint Clément de Rivière et à Montpellier, Jean-Pierre tu as marqué ainsi de ton empreinte notre environnement ».

Et de conclure par formuler un vœu à l’intention des élus : « Que le tracé de l’aqueduc s’appelle : sentier Jean-Pierre Fredouille. Ce ne serait justice !».

 

*CEVEN : Comité pour l'Environnement Urbain et la Nature. Partenariat avec l’APEA : Association de Prévention pour l’Enfance et l’Adolescence APEA

09/12/2016

Assemblée générale de CEVEN* ce samedi 10 : une volonté toujours affirmée de sauvegarder l’aqueduc

Comme chaque fin d’année les membres de l’association CEVEN tiennent leur assemblée générale au mois de décembre. Une date emblématique pour la cause à laquelle ils oeuvrent depuis plus de 30 ans : la sauvegarde de l’aqueduc Saint Clément qui, il y a cela 251 ans, faisait couler l’eau vive à Montpellier.

Cette réunion est d’importance cette année 2016. La demande d’inscription au Patrimoine régional de l’Aqueduc Saint Clément a été actée par la ville de Montpellier, une responsabilité qui lui incombait car elle est propriétaire de l’aqueduc de sa source au Peyrou. Cette demande devrait normalement être réalisée officialisée par la Ville de Montpellier lorsque les Services concernés de la Direction Paysage et biodiversité auront finalisé le dossier.

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La ville de Montpellier a rendu accessible l'aqueduc

en débroussaillant le chemin jusqu'aux frontières de Saint Clément de Rivière

Mais la mission que s’est donnée CEVEN n’est pas encore terminée. Il reste à préserver ce patrimoine au-delà des frontières de Montpellier jusqu’à la source du Lez : un cheminement piétonnier sur la totalité du tracé de l’aqueduc.

Afin de poursuivre cette démarche militante, l’ordre du jour propose aux adhérents la transformation de CEVEN en une branche d'activité de l’association SOS Lez Environnement s'occupant uniquement de l'aqueduc St CLément sur tout son tracé (Peyrrou-source du Lez)et des itinéraires piétonniers du Nord Ouest de Montpellier.

*CEVEN : Comité pour l'Environnement Urbain et la Nature

Assemblée générale CEVEN samedi 10 décembre à 10 h 30 à la Maison pour tous Fanfonne Guillierme, Rue des Avant-Monts. Bus n°6 : arrêt Les Cévennes

 

30/06/2016

Aqueduc Saint Clément - Le bel ouvrage d'Henri Pitot prochainement préservé dans son intégrité

La ville instruit le dossier d’inscription au Monuments historiques. La demande d’inscription à l’inventaire supplémentaire de Monuments historiques (ISMH) de l’ensemble de l’aqueduc Saint Clément du Peyrou à la source du Lez est actée par la ville de Montpellier. La Direction Paysages et biodiversité de la ville a en charge l’élaboration du dossier qui sera transmis à la DRAC. Cette solution préconisée par l’association CEVEN satisfait ses initiateurs Jean-Pierre Fredouille et François Gaubert. «L’affaire est bien lancée, le dossier reprendra l’essentiel de ce nous avons recensé en tant que patrimoine architectural. De plus la partie biodiversité que nous avions évoquée sera enrichie ».aqueduc.jpg
L'aqueduc en puzzle offert aux enfants de Malbosc
lors d'une chasse à l'oeuf pour leur faire découvrir ce patrimoine 
 
Ouvrage remarquable et emblématique de Montpellier, l’aqueduc Saint Clément, réalisé par Henri Pitot a été inauguré il y a 250 ans. De sa source au Peyrou son cheminement de 17 km appartient à la ville de Montpellier. Depuis quelque 30 ans l’association CEVEN alerte la ville sur l'intérêt de sauvegarder l’intégralité de ce patrimoine. Cette démarche a été relayée par le collectif de l’aqueduc depuis quelques années.
 
L'urgence indispensable de l'inscription
 
Plus le temps passait, plus l'urgence se faisait grande. En 2015, François Gaubert et Jean-Pierre Fredouille publiaient « Défense et illustration de l’aqueduc Saint Clément. A cette occasion les auteurs dénonçaient : FgaubertJPfredouille4.jpg«L’urbanisation destructrice, comme la construction d’immeubles à l’aplomb du tracé de l’aqueduc sans protection particulière ainsi que les nombreuses atteintes directes à l’ouvrage : bornes détruites, volées, destructions des dalles, sans compter les dommages faute d’entretien… ».A tous ces maux ils ajoutaient le cheminement piéton impossible à certains endroits du fait de clôtures interdisant l’accès des promeneurs.
 
Trente ans durant l’association CEVEN s’est dépensée pour se faire entendre : chantiers de débroussaillages, organisation de balades découvertes ; sans compter les interventions auprès des élus ou à l’occasion des débats sur le POS, le PLU et les enquêtes publiques. Elle n’a jamais manquée de ténacité sur le long terme.
Parallèlement elle vient d’obtenir satisfaction sur le court terme. Lors des journées 2016 du patrimoine la ville a pris l’engagement de faire le nécessaire pour que le cheminent de l’aqueduc soit accessible au public sur tout le territoire de la ville.
 

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Le cheminement piéton impossible : un tennis clôturé construit à l'aplomb d'une borne.
 
Un patrimoine touristique cohérent à valoriser
 
François Gaubert apprécie cette avancée considérable. Il en a parlé à la commission Patrimoine du conseil régional (où il siège au titre du FN), elle pourrait s’en inspirer pour inciter à l’élargir à l’ensemble des aqueduc de la région.
 
Corres ML 06 88 14 24 13

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Une superbe allée bordée d'oliviers à découvrir !

 
 

14/06/2016

Malbosc - Réunion publique sur l’abattage de pins mercredi 15 juin

La ville de Montpellier organise une réunion publique d’information sur l’abattage de 22 pins envahissants qui dégradent le bâti rue Paul Choulot, et sur la replantation d’arbres et arbustes prévus à l’automne 2016.

Mercredi 15 juin à 19 h école élémentaire François Mitterrand, 1330 rue Henri Lagattu.

08:17 Publié dans Actualités, Nature/Environnement, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

25/04/2016

Malbosc - Avec 7  bassins de rétention pour recueillir les eaux de pluie la plaine de la ZAC aurait dû être sauvée des eaux !

« Lors de la création de Malbosc, les architectes ont intégré les bassins de rétention dans le projet. Le Verdanson qui traverse la ZAC possède en effet un débit très bas en temps normal, mais il peut devenir très fort lors d’orages violents : le ruisseau sort alors de son lit et inonde les alentours ». Le supplément de Montpellier Notre Ville* (décembre 2008), dédié aux « éco-quartiers pour aujourd’hui et demain » consacre un article à Malbosc.

Le diagnostic ainsi fait, il faut trouver une solution pour gérer ces fluctuations. « Loin de leur poser un problème, les architectes paysagers ont considéré cette donnée comme une plus-value du site. Ils ont décidé de créer sept bassins de rétention différents et d’en tirer partie dans la conception du site ». Ainsi certains sont à l’air libre et canalisent le ruisseau, d’autres sont recouverts de terre et plantés de végétaux de la région…

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« Eaux pluviales canalisées et domptées pour maîtriser des inondations », tels sont les objectifs annoncés. Au fil du temps et des épisodes cévenols, les Malbosciens ont pu constater les failles du dispositif, notamment les 29 septembre et 7 octobre 2014. 

Une canalisation sous-dimensionnée ? 

Que s’est-il précisément passé lors du dernier épisode ? Les bassins de rétention en amont de cette canalisation n’ont pas été en mesure de canaliser cette trombe d’eau. Dans un premier temps, elle s’est écoulée dans les garages de plusieurs immeubles, dont l’Ehpad de la Mutualité Française, qui ont ainsi offert une retenue supplémentaire d’eau, pour le plus grand malheur des résidents qui ont vu leurs véhicules et garages submergés.

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Et puis dans un second temps, l’eau a rempli le square devant la Maison pour Tous et commencé à recouvrir la rue au niveau du super marché. Le sol de la salle de spectacle a subi alors une énorme poussée d’Archimède, une tonne au m2, l’eau a soulevé la dalle de béton de 40 cm et créé un geyser en son beau milieu.

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Une énorme poussée d'Archimède : la pression de l'eau,

une tonne au m2, a soulevé de 40 cm la dalle de béton de la salle de spectacle !

Depuis les dégâts des immeubles ont été réparés. Les victimes des inondations ont été indemnisées de leurs préjudices, mais tout le monde n’y a pas retrouvé son compte. A l’optimisme affiché de la ville qui envisageait de rouvrir la MpT Rosa Lee Parks en janvier 20015, succède une communication laconique. « Ah, vous savez c’est un problème d’assurances ! ». Cette formule semble pessimiste : d’ailleurs aucune date n’est aujourd’hui avancée. La MpT reste amputée d’une salle de spectacle, d’un amphithèâtre et de trois salles d’activités.

*Supplément Montpellier Notre Ville présenté par Hélène Mandroux, maire de Montpellier et Philippe Saurel, adjoint au maire délégué à l’urbanisme.

« Un secret de polichinelle »

La canalisation entre les bassins de rétention en amont et ceux en aval de la MPT serait-elle sous-dimensionnée ? C’est ce qu’affirme aujourd’hui le conseil de quartier Hôpitaux-Facultés. Cette affirmation est corroborée sans détour par des représentants institutionnels et d’ex-élus municipaux. «C’est un secret de polichinelle, tout le monde le sait, mais personne ne veut le dire ! »

Henri Pitot doit se retourner dans sa tombe, lui qui il y 250 ans avait su mesurer avec précision le débit de l’aqueduc Saint Clément avec un simple tube en U et sa formule mathématique !

 

05/04/2016

Malbosc - Le Mas Beau Soleil n’intriguera plus les passants, à sa place se construit un immeuble de 34 logements

Perdu au milieu des 2100 nouveaux logements de la ZAC, le « Mas Beau Soleil », surprenait toujours. Aujourd’hui, il n’est plus. « J’ai pris la mesure du temps qui passe et décidé de me séparer définitivement de ma maison familiale depuis 47 ans ». Jean Galindo le dit tranquillement et ajoute : « Je 2PETITMAS.jpgressens quand même un pincement au cœur et une certaine nostalgie que j’essaie d’oublier. Mais je garde précieusement une image en mémoire. Ce mas, seul sur le coteau comme un coquelicot au milieu d’un champ de blés dorés, et tout le monde le regarde ! » 

En 1949, il a 7 ans et découvre un mas de vignes bien rudimentaire lorsqu’il arrive sur la colline de Malbosc avec son père Marcos et sa mère Isabelle. Jusqu’alors ouvrier agricole, Marcos est enfin propriétaire. Il vient d’acquérir quelques arpents de vignes. Toute la famille, Jean avec ses frères Pierre, Rodrigue, Salvador, Marc et ses sœurs Rose et Lucie, trouve à se loger dans une grande bâtisse un peu plus bas, route de Grabels. Commencent alors de longues années laborieuses. Parents et enfants aménagent cette maison familiale, remettent en état ces terres, et valorisent ainsi leur premier patrimoine. 

Le petit mas des vignes transformé en maison familiale 

Après avoir hérité de son père, Jean décide de faire du petit mas sa résidence principale. En 1969, il s’y installe avec sa femme Claude et leur petit garçon Jean-Claude, puis son frère Thierry né en 70. Les premiers temps sont difficiles, il faut transformer ce mas en véritable habitation. « Tout est à faire revêtements sols, isolation, sanitaires, salle d’eau… » Et il faut aussi compter : « Au lieu d’aller au cinéma j’achetais des tuiles ou du ciment ! »


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La famille attendra quelques années pour disposer d’un confort relatif. Le plus indispensable reste l’approvisionnement en eau. Une citerne d’eau de pluie, et un puits alimentant une autre citerne y pourvoient. « L’été nous souffrons de manque d’eau pour les enfants ». Quelque trente ans plus tard la construction de la ZAC amène enfin l’eau courante au mas Beau Soleil ! Mais les enfants sont partis.

Au-delà de tout ce labeur seul compte pour Jean Galindo le souvenir de la vie familiale partagée avec ses parents, frères et sœurs ainsi qu’avec sa femme et ses enfants, faite de tant de bonheurs et de bien de soucis aussi. « J’ai d’ailleurs écrit quelques pages de cette enfance pour mes enfants et petits enfants. En l’écrivant m’est sans cesse revenu « La gloire de mon père » de Marcel Pagnol qui m’a fait tant rêver ».

A la veille de quitter sa maison, promise à la démolition pour laisser place à un immeuble, Jean a pris une dernière photo qui traduit parfaitement ses sentiments et légendée ainsi :

« Les feuilles de kaki comme des larmes sur la table et les chaises de jardin. »

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