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20/12/2017

Malbosc – La Ville érige en règle l’inégalité de traitement des enfants : les écoliers de François Mitterand en font les frais

Alors que tous les acteurs de l’école, parents d’élèves et enseignants, demandent le maintien d’une ATSEM,ils ont pour toute réponse de la ville une fin de non-recevoir. « Les classes mixtes Grande section – CP dans lesquelles les enfants de Grande section ne sont pas majoritaires, ne peuvent pas bénéficier de cet accompagnement ».

Qu'en pensent les mamans du conseil municipal ?

Première réaction, face à cette décision qui institue un traitement inégalitaire, celle de mamans des enfants qui ont le coeur gros. Elles voudraient simplement que les mamans, élues au conseil municipal, expriment leur sentiment devant cette injustice.

Porte-parole des parents, Jean-Baptiste Raynaud souligne lui : «Que la ville assume pleinement sa politique de suppression de postes et de gestion du personnel. On voit bien que finalement la gestion comptable prime sur le bien-être des enfants et la qualité éducative et aussi l'égalité des chances ».

Des enfants privés d'accompagnement

D’ailleurs la teneur du courrier de Gaëlle Bradamantis, direction de l’Education, adjointe au Chef de Service Ressources, responsable du Pôle Communication et Evènementiel est explicite. « La Ville de Montpellier a fait le choix de positionner un poste d’ATSEM par classe d’école maternelle, ce qui représente 350 ATSEM positionnées dans les écoles de la Ville et un pool de plus d’une centaine d’ATSEM afin d’assurer les remplacements. Les classes mixtes Grande section – CP dans lesquelles les enfants de Grande section ne sont pas majoritaires, ne peuvent pas bénéficier de cet accompagnement ». Toutefois, face aux contraintes d’organisation décrites par les parents d’élèves : « Nous avons convenu de maintenir une ATSEM trois demi-journées par semaine ».

Qu'en est-il du label de l'UNICEF « Ville amie des enfants » ?

« Ces 3 demi-journées sont évidemment insuffisantes, rappelle Jean-Baptiste Raynaud. Les enjeux concernent le bien être des enfants et leurs conditions d'apprentissage dans des classes charnières que sont le CP et la GS. La classe fonctionne donc dans des conditions dégradées 3 jours (6 demi-journées) dans la semaine avec les problèmes de sécurité et d'organisation que cela entraine : récréations dans des lieux et à des horaires différents pour les GS et les CP. Rappelons également qu'un enfant en fauteuil en roulant sans AVS et un enfant autiste sont présents dans cette classe, le retrait d'un adulte dans la classe est d'autant plus scandaleux! » Ces arguments ne sont apparemment pas retenus.

Le label « Ville amie des enfants » décerné tout récemment par l’UNICEF en prend un coup.

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