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14/09/2013

Le paysage et le travail de la vigne d’avant la ZAC de Malbosc : les souvenirs de Jean Galindo

Le témoignage d’anciens, dont celui de Jean Galindo, qu’il vient d’écrire pour sa famille nous permet de connaître de ce qu'était encore la campagne de Montpellier. Sa famille s’installe à Malbosc en 1949 au Clos Saint Roch, route de Grabels et dans un petit mas, aujourd’hui Mas Beau Soleil, sur la colline.

L’enfant de 7 ans d'alors est subjugué par le paysage. « Le soleil couchant étalait une gaze rose sur la ville de Montpellier et à l’horizon le liserai d’argent de la mer séparait les tours de la cathédrale Saint  Pierre du ciel bleu uniforme… Le soleil doucement glissait derrière la colline pour se coucher dans le thym, le fenouil et la menthe sauvage de la garrigue du domaine de La Paillade ». Les éoliennes, aujourd’hui disparues, l’intriguent. Celle du château d’Alco, puis du château d’Endoque et bien d’autres par la suite attirent son attention : « Pour mes yeux d’enfant elles avaient un intérêt plus ludique que pratique ». En fait elles activaient les pompes à eau des grandes propriétés viticoles. 

 

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Présentation des raisins des nouvelles vendanges 1952 au Clos St Roch de la famille Galindo (de gauche à droite) : Lucie, les parents Isabelle et Marcos, et Rose

 

Les coupeurs de grappes et porteurs de comportes*

Les petites propriétés disposaient simplement de puits pour récupérer les eaux d’infiltration, et de citernes rudimentaires mais insuffisantes, en particulier l’été où l’eau était indispensable au sulfatage des vignes. « Mon père équipait alors la charrette d’un tonneau de cinq cents  litres et se dirigeait avec son mulet vers l’aqueduc Saint Clément, chemin de La Valsière. Il suffisait alors d’actionner le robinet de puisage positionné au dessus de l’arcade de l’aqueduc pour obtenir l’eau tant désirée ».

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Pierre Galindo transportait le raisin jusqu’au tombereau dans un « banastou« métallique d'un poids de 60 kg, parfois plus (1955).

Au terme de l’été venait le temps des vendanges. « Les coupeurs de grappes devaient jeter le raisin coupé par le sécateur ou la serpette dans le seau et le videur de seaux verser le raisin dans la comporte. Une fois pleine et bien “quichée“(avec une masse en bois) elle était transportée jusqu’à la charrette par deux porteurs munis de “cémaillets“ longs bâtons de bois dont l’ensemble pourrait faire penser à une civière avec son occupant ». Le cheval « Papillon » tractait ensuite la charrette pour les allers et retours entre les vignes et la cave coopérative vinicole de Celleneuve…

 *Comportes en bois étaient préalablement hydratées par des arrosages contrôlés et les cerceaux en fers ajustés pour leur étanchéité.

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