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31/03/2013

Malbosc- Face à l’inertie de la ville les parents d’élèves demandent au Préfet d'assurer la sécurité d'accès au collège

« Nous vous sollicitons, en vertu de l’article L. 2215-1, afin de prendre les mesures nécessaires au maintien de la sécurité publique sur cette voie, et ce, avant qu’un accident majeur ne survienne ».  En désespoir de cause les parents d’élèves FCPE du collège François Rabelais adressent cette demande au Préfet de l’Hérault. Mais pourquoi donc ? « Parce nous sommes en colère. Nous n’avons en rien été entendus sur les problèmes d’insécurité de la rue de Malbosc », affirment Bruno Gravina et Elisabeth Briat-Thévenet, président et secrétaire de l’association des parents d’élèves.

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Bruno Gravina et Elisabeth Briat-Thévenet rue de Malbosc

Depuis l’ouverture du collège en 2005, les parents d’élèves n’ont cessé d’alerter les élus sur les problèmes de circulation et d’insécurité (agressions des enfants, vols de vélos ou de portable) de cette portion non aménagée de la rue de Malbosc. Certes quelques améliorations ont été faites en matière d’éclairage et de débroussaillage, il y 2 ans. Cependant l’insécurité y est récurrente en particulier pour les élèves qui l’empruntent quotidiennement.

 L’inertie des élus alimente la colère des parents

Début décembre les parents d’élèves ont informé Hélène Qvisgaard, adjointe du quartier Hôpitaux-Facultés. A la suite d’une première rencontre le 14 décembre, puis d’une visite sur le terrain avec Hélène Mandroux, ils attendaient de cette réunion du 14 mars des propositions concrètes. Ce ne fut hélas pas le cas. La seule décision annoncée est la multiplication des patrouilles de la police nationale aux heures de sortie de l’établissement.

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Entre le groupe scolaire François Mitterand et le collège Rabelais,

cette portion (400 m) non viabilisée de la rue de Malbosc, empruntée

quotidiennement par les collégiens et lycéens, serait aménagée en 2018

 « Par contre aucune autre décision n’a été annoncée par la mairie, principalement pour des raisons budgétaires », soulignent Bruno Gravina et Elisabeth Briat-Thévenet.  Il en est ainsi de l’aménagement de cette voie pour la circulation des véhicules de la police nationale, municipale et des pompiers ; de la définition des personnes  et véhicules habilités ou non à y circuler et de la signalisation y afférente ; des aménagements ultérieurs à prévoir dans le cadre du chantier de la ZAC du Coteau.

En clair il faudrait attendre 2018 ! Cette fin de non recevoir alimente l’incompréhension et la colère des parents d’élèves. Ce refus de prendre en compte leurs demandes pour assurer la sécurité de leurs enfants dans la ville d’aujourd’hui est d’autant plus surprenant que dans le même temps les Montpelliérains sont appelés à prendre la parole pour imaginer la ville de demain en 2040.

Monique Pétard soutient le recours au Préfet des parents d'élèves

Face à cette inertie de la ville les parents d’élèves sollicitent donc le Préfet pour remédier à l’insécurité de cette portion de 500m, au statut indéfini, de la rue de Malbosc. Une insécurité d’ailleurs relevée en septembre 2012 dans une enquête réalisée à la demande des services de la Préfecture par la police nationale. Une demande qu’ils estiment d’autant plus justifiée que depuis la réunion du 14 mars il y a eu 4 nouvelles agressions dans ce secteur (Midi Libre du 28 mars). Conseillère générale du canton, Monique Pétard les soutient dans leur démarche. Dans un courrier elle demande au Préfet : « De bien vouloir organiser rapidement, une réunion avec la Police Nationale et la Mairie de Montpellier pour que nous puissions ensemble, envisager toutes les solutions nécessaires pour mettre fin à ces agressions intolérables ».

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