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12/02/2012

Malbosc – Jean Galindo écrit une chronique familiale qu’il vous donne à lire

Jean Galindo vit dans toujours dans le mas familial paternel, préservé au sein des 2100 logements de la ZAC. Aujourd’hui, retraité et bientôt septuagénaire, il écrit ses souvenirs d’enfance (*). Une chronique familiale où le cocon familial, chaleureux et solidaire, atténue un quotidien de travail rude, difficile,  mais plein d’espoirs.

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La famille Galindo (de gauche à droite) : le père Marcos, la mère Isabelle et les enfants : Pierre, Rodrigue, Salvador, Marc, Rose, Lucie et, au centre, Jean.

Cette chronique commence en 1949, alors que la famille Galindo  vient d’acheter à Malbosc une maison, un petit mas et une parcelle de vignes. Il faut d’abord remettre en état les vignes et restaurer, aménager et transformer les bâtiments. La vie est rude, toute la famille est requise. Pour la première fois elle travaille sur ses propres terres. « Mes parents étaient donc devenus propriétaires après quarante neuf ans de labeur et de soumission, la fierté se lisait sur leur visage, des amis espagnols propriétaires de quelques ares dans la plaine de Mauguio ironisaient sur la terre argileuse et pauvre de Montpellier mais qu’importe, la volonté de la famille était plus riche que les jardins Melgoriens »…/… »

Mais pour que la famille puisse vivre, son père et son frère aîné louent aussi leur force de travail aux grands propriétaires voisins. Au fil des ans l’exploitation familiale évolue, un cheval remplace le mulet, la maison se modernise avec des sanitaires et l’arrivée en 1952 de l’électricité. Certains passage développent la vie familiale comme un dimanche (le seul de son enfance) à la plage de Palavas, le travail après l’école, la colonie de vacances, le traditionnel repas du dimanche. D’autres évoquent le parcours de chacun des enfants : l’apprentissage ou les études, le service militaire en Indochine ou en Algérie pour les uns, et le parcours professionnel de chacun.

P1120392.JPGJean nous conte ainsi le jour où, l’année de ses 7 ans, il arrive à sa nouvelle maison dans la campagne de Malbosc, qu’il nous décrit avec ses yeux d’enfants émerveillés. « En fin d’après midi le soleil couchant étalait une gaze rose sur la ville de Montpellier et à l’horizon le liseré d’argent de la mer séparait les tours de la cathédrale St  Pierre du ciel bleu uniforme. L’église sainte Anne dominait la ville et pointait sa flèche vers je ne savais quel astre derrière les monuments du château d’eau Saint Clément et de l’arc de triomphe. Un clocher tout blanc comme une asperge se détachait des toits rouges des maisons voisines, c’était l’église Sainte Thérèse où cinq ans plus tard je devais faire ma Communion Solennelle. Je restais là appuyé au garde corps à regarder ce magnifique décor. Le soleil doucement glissait derrière la colline pour se coucher dans le thym, le fenouil et la menthe sauvage de la garrigue du domaine de la Paillade…./…"

La famille de Marcos et Isabelle Galindo

En 1916 Marcos Galindo quitte Lorca en Murcie (Espagne) où son père est agriculteur. Il a 16 ans et, avec un ami, il rejoint la France.  Après avoir travaillé quelques années dans le Languedoc, il regagne l’Espagne, se marie avec Isabelle et revient de nouveau en France en 1930.

Marcos  travaille plusieurs années dans différents domaines agricoles du Languedoc. Après avoir vécu un temps à Loiras du Bosc dans la région de Lodève, il achète une parcelle de vignes et une maison à Malbosc où toute la famille s’installe en 1949.

  

La chronique familiale de Jean Galindo

Midi Libre donnera régulièrement des échos de cette chronique familiale, publiée ensuite dans son intégralité dans la rubrique "Témoignages du Malbosc d'hier et d'aujourd'hui" de ce blog. Aujourd'hui vous y trouverez "Malbosc, mes premiers pas dans la campagne .Eté 1949".

Suivront ensuite différents chapitres ou nouvelles : Au Clos Saint Roch ; Les activités des nouveaux habitants ; L’eau, source de vie au Clos Saint Roch ; Le puits du Clos Saint Roch ; La vie au Clos Saint Roch ; Le repas du dimanche ; Un dimanche à Palavas ; Un voyage hippique ; L’école primaire ; La colonie de vacances ; Le compas de précision ;  Monsieur Blanc.

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