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28/01/2012

Malbosc - ZAC du Coteau : la ville garantit une vraie concertation au long terme ; les participants de la réunion publique sur la réserve.

La parole a été longuement donnée aux quelque 40 participants de cette réunion publique après une présentation générale du projet, ce jeudi 19 janvier à La Mosson. Une deuxième réunion, organisée dans le cadre de la concertation, préalable à la révision simplifiée du plan local d’urbanisme, sur la ZAC du Coteau. Aucun intervenant ne s’est opposé à cette volonté de la ville de répondre aux besoins de résidences par cette ZAC, mais nombre d’interrogations ont révélé une inquiétude sur sa conception.

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La densité des habitations et leur hauteur ont ainsi été dénoncées. Jean-Pierre Fredouille au nom de l’association CEVEN a lui insisté sur la préservation du paysage des hauts de Malbosc, et la liaison piétonne entre les Cévennes et le quartier Mabosc, desservant collège, lycée et groupe scolaire.

Autre motif d’indignation : la communication de la ville sur sa politique en matière de promotion et de respect de la biodiversité, clamée si fort et guère respectée sur le terrain, Bernard Marin citant pour preuve l’arrachage tout récent d’oliviers.

Adjoint à l’urbanisme, Michaël Delafosse répondra précisément à chaque question. Entre 1DELAFOSSEbis.jpgautres en ce qui concerne l’habitat : « il épousera la pente du coteau, d’une hauteur modeste sur la crête, il sera plus haut et plus dense au bas, à proximité de l’accès au tramway ». Il a aussi indiqué que la liaison piétonne reliant le quartier Cévennes au parc Malbosc, proposée par l’association CEVEN, était retenue.

Au terme de ces réponses, longues et argumentées, il s’est voulu rassurant : « Nous ne sommes qu’au début de la concertation. Nous avons la volonté d’associer les habitants ». L’illustration de cette volonté politique se traduira ainsi par la présence de 2 représentants, l’un du quartier Malbosc et l’autre de La Mosson, au jury du concours lancé pour la ZAC du Coteau. Ces assurances, plutôt bien accueillies, n’ont pas pour autant convaincues l’assistance.

 

Les gros soucis des résidences de La Palmeraie et Derain

 Directement impactés par la réalisation du groupe scolaire François Mitterand, des habitants de La Palmeraie ont interpellé l’adjoint à l’urbanisme sur les nuisances qu’ils subissent déjà. En effet à leur stupéfaction ils ont vu s’édifier à l’aplomb de leur maison un mur de 7 m de hauteur avec des ouvertures.

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La grande ombre d'un mur de 7 m au fond des jardins 

Pourtant au mois de mai lorsqu’ils avaient part de leurs inquiétudes auprès des services de la ville, ceux-ci les avaient rassurés et pris des engagements. « Nous avons fait confiance et aujourd’hui nous sentons trahis et floués… » disent d’une même voix Céline Cazorla et Rainer Wannicke.

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Autre interpellation, celle d’habitants de la résidence Derain (réalisation ACM) concernée par l’ouverture des voies de circulation desservant  la ZAC du Coteau et dont les habitations souffrent de malfaçons importantes. Malgré de multiples courriers et réunions, le promoteur ne tiendrait pas ses engagements.

Ces interventions ont évidemment alimenté les doutes de bien des participants sur la qualité de la concertation. « Vous dites nous écouter, mais qu’en sera-t-il ensuite ? »

 

 

Michaël Delafosse s’est engagé à faire le point avec la SERM sur le respect par le promoteur de ses obligations pour la résidence Derain. Pour ce qui est de la Résidence de La Palmeraie le point a depuis été fait lors d’une rencontre sur le terrain des élus de la ville et résidents et une réunion, avec les propriétaires concernés, est programmée le 10 février afin envisager des aménagements pour réduire les nuisances est programmée début février.

Commentaires

Il n'est pas possible que quelques personnes provoquent des coupes dans l'élaboration d'un schéma de développement urbanistique de la ville. Montpellier est la 8eme ville de France avec l'ambition de rattraper Nantes et Strasbourg. Pourquoi empêcherait-on de crééer des ZAC dont le but est d'accueillir de nouveaux habitants. Pour des raisons "écologiques" on se doit de densifier les zones urbaines afin d'éviter un étalement de l'urbanisme. Arrêtons une fois pour toute de faire des "bunkers" ou des "rase-motte" affreux de deux ou trois étages comme dans certains villages. Montpellier est une métropole qui se doit de créer un environnement urbain et non rural. Nous ne sommes pas Ganges, ni Aniane ou Lodève. Donc, urbanisons et densifions afin d'offrir l'accueil à ceux qui veulent rejoindre le sud, la mer et le solei... et donc de l'emploi pour le bâtiment et travaux publics.

Écrit par : BOSC | 28/01/2012

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