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04/07/2011

Précarité, manque d’hygiène pour 80 personnes vivant sur un terrain de la ville

Euromédecine – Les nuisances d’un squat que les pouvoirs publics ne veulent pas voir

Derrière un portail, rarement ouvert, toute une communauté de quelque 80 personnes vit sur un grand terrain autour d’une vieille maison dans des caravanes et des abris de fortune, rue Puech Vila. Un premier groupe d’une vingtaine de personnes s’y  était installé, illégalement, il y a 4 ans. Cet habitat précaire ne compte guère d’installations sanitaires. Une partie des résidents utilise donc les fourrés qui donnent sur la voie publique ou encore  le local des poubelles d’une résidence proche.

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Installé sur un terrain de la ville, le squat abrite quelques 80 personnes.

Leur ressource est constituée pour partie du nettoyage des pare-brises au carrefour d’Euromédecine et de la récupération de métaux. Cette dernière activité est cependant une source constante de pollution, P1090777.JPGpuisqu’il faut brûler les gaines caoutchouc ou plastiques qui enrobent les câbles électriques. Outre le risque d’incendie, la fumée noire et toxique s’élève chaque jour dans l’atmosphère pour irriguer les habitations voisines dont la clinique Fontfroide et un peu plus loin le Val d’Aurelle. A ces ennuis il faut ajouter de sérieux problèmes de voisinages du fait d’incivilités fréquentes en matière déchets ou de circulation, d’altercations menaçantes, voire d’insultes, sans compter les nuisances quotidiennes sonores de musique parfois tard la nuit.

La ville a-t-elle entamée une procédure d’expulsion ?

Alertées à plusieurs reprises par des riverains de la Valsière et de la rue Puech Vila, les institutions, ville, Serm, Préfecture ont bien répondu à  leurs différents courriers (le premier est daté d’avril 2010), non sans ambigüité pour certains.

Seule la ville, propriétaire de cette parcelle a la légitimité pour régler  cette situation. Dans un courrier du 18 mai 2010 elle indique « Il ne manque aujourd’hui plus que le feu vert des services de la préfecture pour l’aboutissement de cette expulsion ». Le 30 juillet la Préfecture précise dans un courrier que : « seul le tribunal d’instance compétent, saisi en référé par le propriétaire des lieux peut statuer d’urgence pour ordonner l’expulsion des occupants avec, en cas de besoin, le concours de la force publique… ».

Depuis malgré un courrier de rappel à la Mairie le 12 décembre, les riverains ne savent rien. La procédure a-t-elle seulement été engagée ? Qu’en est-il de la promesse de la Mairie : « Je ne manquerai pas de vous informer de la suite de cette procédure ».

10:30 Publié dans Actualités, Politique, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : montpellier, euromedecine, squat, puech vila, précarité, expulsion | | | |

Commentaires

Je suis sidéré par la phrase "puisqu’il faut brûler les gaines caoutchouc ou plastiques qui enrobent les câbles électriques". Je travaille dans les telecoms et suis confronté toutes les semaines aux vols de câbles de téléphone en service par ces communautés pour en revendre le cuivre. Je ne plains donc pas ceux qui les volent, les brûlent et seraient ensuite incommodés par les fumées. Je plains plutôt ceux qui , payant leur abonnement, sont privés du service à cause de cette délinquance. Quand au nettoyage des pare brise aux feux rouges, je considère cela comme une agression.

Écrit par : le gaulois | 04/07/2011

ddans les annees60 le lit du lez a la pompignane hebergeait helas des familles .dans la misere puis plus ou moins figuerolles .50 ans apres il est triste de constater qu.une telle misere existe encore ,et seulement le quartier change.une ville aussi riche avec des routes et belles demeures dans certains quartiers .la municipalite ferait mieux de temps a autre de se preoccuper de ces quartiers insalubres.

Écrit par : perez | 05/07/2011

Bien sûr, déplaçons le problème, mais surtout ne faisons rien pour le régler.....

Mr Le gaulois, si ces gens avaient une vraie place dans notre société, la possibilité d'un emploi et d'un logement, ils n'auraient pas à vivre ainsi. Tente de survivre dans les ordures et la saleté, avec de la mendicité ou de la rapine, est une situation que personne ne voudrait connaitre. Et surtout pas vos abonnés au téléphone, privés de service quelques heures, les pauvres....

Écrit par : Alisabel | 14/09/2011

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